LA MARCHE AFGHANE

Le premier des rythmes de la marche afghane, l’exercice de base (dit 3-1/3-1), est à expérimenter sur un terrain plat. Marche et respiration doivent être synchronisées de la manière suivante :

– inspirer par le nez sur les 3 premiers pas
garder l’air dans mes poumons au 4ème pas (apnée à poumons pleins)
expirer immédiatement après sur les 3 pas suivants (toujours par le nez)
rester poumons vides d’air sur le dernier pas (apnée à poumons vides)
– recommencer le cycle de la même façon, aussi longtemps que l’on se sent à l’aise.

Durant tout le processus compter mentalement. Ce rythme peut être maintenu sans inconvénient sur une distance importante, et même pendant une randonnée. En pratiquant ainsi, les globules rouges et toutes les cellules du corps reçoivent une quantité d’oxygène bien plus importante, contrairement à d’habitude où nous utilisons une toute petite partie de notre capacité pulmonaire.

Avantages de cette pratique :
apaisement cardiaque, repos du cœur, grâce au temps de pause à poumons vides
oxygénation intense, grâce au temps de pause à poumons pleins
stimulation de la circulation artérielle et veineuse
stimulation de la circulation sanguine dans les artères coronaires
stimulation du métabolisme de base avec la réduction et l’élimination des graisses.

Bref, une véritable régénération !
Pratiquée de manière consciente, elle est probablement l’acte le plus régénérateur, la pratique corporelle la plus aboutie qui soit et une voie de connaissance de soi. C’est aussi une thérapeutique très puissante, la respiration consciente produit une véritable douche intérieure, un nettoyage cellulaire salutaire.

Le comptage des pas peut être remplacé par des mots positifs et, là encore, Edouard Stiegler nous fait part de résultats intéressants, notamment avec des personnes dépressives. On peut aussi mettre des mots sur les pas de temps en temps, lorsque le besoin s’en fait sentir. Sur 3/3, plutôt que de se dire que tout va mal, on peut dire que tout va bien.

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« …Sois davantage intéressé par ton état intérieur en toutes circonstances que par ce qui se passe au niveau de la situation extérieure : »Que se passe-t-il en moi en cet instant ? Quel est mon état intérieur à ce moment ? » C’est toujours le principal. Traiter les situations extérieures, quoi qui se passe, ce qui résulte de telle ou telle situation, cette personne est d’accord avec moi ou n’est pas d’accord avec moi, toutes ces choses sont secondaires. Si tu peux ramener ton attention principalement sur ce qui se passe en toi en tel instant précis – rien n’est plus important que ton état de conscience maintenant. Ce n’est pas le monde extérieur ; il n’est jamais plus important que ton état de conscience. Mais on en perd le sens et l’on croit que certaines situations extérieures sont plus importantes que sa conscience, son état de conscience… »   Eckhart TOLLE

Nathalie MORAND, Les graines d’Azurine